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Le feu (du) Tsaddik

Le Tsaddik

Un Juste, nous a quitté. Il est décédé à un âge avancé et les dernières années de son existence ont été entièrement consacrées à la direction de ses ouailles.

En hébreu, pleurer se dit bokhé.Ce terme est dérivé de navokh, perdu, égaré. Car, en effet, un être humain pleure, en général, quand l'issue ne lui apparait pas évidente et qu'il ne sait pas où aller.

Dans notre galoute, exil, vieux de deux milles ans, il a été décidé que nous allions pleurer, bakho tivké balayla, elle pleurera la nuit. C'est cette nuit que nous vivons depuis deux milles ans. 

Parce que la galoute est une nuit dense et notre peuple s'égare parfois.

Les Sages, appelés dans les versets, les yeux de la communauté, einé haéida, nous épargnent ces pleurs car grâce à eux nous ne sommes pas égarés, navokh.

En cette période de Hannoukah, nous fêtons notre victoire sur la raison. La Grèce a imposé la rationalité. On ne croit que ce que l'on voit et ce qui se démontre.

Il existe cependant un peuple qui se refuse à appliquer cet axiome. Il y a des personnes connectées à D. Il y a des hommes avec qui D. partage certaine de Ses pensées. Certes nous ne sommes plus à l'époque des prophètes mais nos Sages ont établi: Le Sage est plus grand que le prophète.

Rambam écrit que c'est précisément ce que les grecs ont fait. Ils ont presque réussi à effacer le souvenir du feu que nous avons vu le jour du don de la Torah. Un feu céleste emblème, d'une force spirituelle qui ne dépend pas de la logique humaine.

C'est ce que représentait Rav Steinman zatsal. Certains avaient beaucoup de mal à comprendre comment une si vieil homme dirigeait sa communauté.

Il était echdat lamo, le feu de la Torah. Le contraire du bel Alexandre le Grand mort à 34 ans.

 

זכר צדיק וקדוש לברכה

 

 Yossef Simony

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