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Qui est beau? La beauté juive

Notre génération revient aux sources. Les centres d’étude se multiplient et la jeunesse refuse de se laisser tenter par les paillettes que la société actuelle leur propose.

 

La beauté des choses, de la vie, a une autre définition et nous nous lançons sans aucun regret vers une vie différente, plus adaptée aux besoins de notre âme.

 

Quelle est notre conception ?

 

La beauté réside dans l’harmonie des détails. Quand on aligne plusieurs détails de manière intelligente, c’est une belle chose qui apparait. C’est vrai pour tous les domaines : l’art, la science la famille etc.

 

C’est ce qu’ont développé les hellénistes jusqu’à outrance. Tout devait être beau et logique.  Rambam va jusqu’à affirmer dans son guide des égaré qu’Aristote avait capté tous les secrets de la création et que personne ne pourrait se permettre d’argumenter contre lui sans se tromper. Sa logique était implacable. Tout le monde était devenu harmonieux de logique.

 

Nos ancêtres se sont laissé berner par cette beauté apparente et cette science parfaite. Ils se sont hellénisés pour la plupart jusqu’à que le hasmonéens les remettent sur le droit chemin et c’est grâce à eux que notre peuple existe aujourd’hui.

 

Ils leur ont ré inculqué notre définition de la beauté.

 

Nos Sages ont dit : dix mesures de beauté sont venues sur terre, neuf ont été prises par Jérusalem. Pourquoi ? Car Jérusalem est la ville qui est reliée à la Jérusalem d’en haut comme le dit David dans ses Psaumes 122. Jérusalem est vivante de spiritualité tout le temps.

 

La beauté selon nous est le parfait accord et l’harmonie entre l’âme et le corps. Un être humain qui est en accord avec son âme est beau.

 

Il n’a pas besoin de faire comme les autres. S’il fait ce que son âme lui commande, à son niveau, il est beauCar l’harmone est assurée, celle entre les deux points principaux, le corps et l’âme

 

La Beauté juive a donc la même définition que celle des hellénistes : elle est  l’harmonie des détails Notre différence réside dans la description de ces deux points L’un est sur terre et l’autre est dans une dimension que nous ressentons mais que les hellénistes ne veulent pas admettre : Le Divin

 

En témoigne l’épisode suivant raconté dans le traité Ta’anit: Rabbi Eléazar fils de Rabbi Chimon revenait de la Yéchiva où il avait appris beaucoup d Torah et il rencontra un homme laid. Quand il le vit il s’exclama, ‘’Comme cet homme est laid. Est-ce que tous les hommes de ta ville sont aussi laids que toi ?’’. Ce passage est incompréhensible au sens littéral. Depuis quand la laideur est-elle une maladie contagieuse ? Pourquoi donc est-ce que toute ses voisins seraient donc aussi laids que lui ? Et bien sûr de surcroît, Rabbi Eléazar, comment se permit-il d’être aussi méchant ?

 

Pour mieux comprendre il faut savoir que laid en hébreu se dit mékhoar.  La chita mékoubétset sur le traité du Talmud kétoubot établit que le mot ‘lékhaora’’, signifiant ‘’apparemment’’ est dérivé du mot ‘’mékhoar’’, laid. Parce que celui qui dit des choses sans grande réflexion et sans les approfondir est laid. Quand on dit ‘’apparemment’’ et sans réfléchir,  on devient laid !

 

C’est donc ce que voulait dire Rabbi Eléazar à cet homme. Ce Sage a vu un homme laid à savoir un homme qui ne connaissait pas beaucoup de Torah ou en tout cas de manière superficielle. Il l’a donc réprimandé et s’est demandé si tous ses concitoyens étaient aussi peu versés dans l’étude. ‘’Tu es mékhoar’’ superficiel.

 

Et c’est là précisément que Rabbi Eléazar s’est trompé, comme le raconte le Talmud. Cet homme s’est vexé et Rabbi Eléazar a du lui demandé pardon en promettant de ne plus récidiver.

 

Car il a fini par comprendre que la laideur de dépend pas de ce qui se voit et s’entend, de l’harmonie des choses terrestres. On ne peut juger un être humain en comparant la somme de ses connaissances à celle de son prochain. Car chacun a son destin et l’âme que D. lui a donné. Il n’est pas offert à chacun de pouvoir étudier comme l’autre. L’harmonie est donc entre l’âme de l’homme et son corps. Chacun fait ce qui lui est demandé de faire et le résultat n’est pas comparable dans ce monde.

Rabbi Eléazar s'était trompé: Cet homme était harmonieux et beau!

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