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Après le brouillard, la lumière. L'ascension du juif

Le Zohar, le Midrach et plus tard la 'Hassidout ont montré que la Torah s'étudie et se commente selon des strates aussi diversifiées qu'inattendues. Tandis que les petits esprits militent pour justifier un mode de fonctionnement spirituel unique, les autres, les plus intelligents, se réjouissent de la diversité de la pensée et de tant de beautés chez l'âme juive. Car c'est bien d'elle que jaillissent ces sources intarissables de 'hidouchim, de nouveautés. L'âme juive est infinie, la Torah aussi et ainsi sont donc les perles de notre pensée.  Il faut bien sûr imposer à la recherche talmudique et à celle du texte biblique, la rigueur que seule la transmission de Maître à élève assure. Attention aux libres penseurs! Leurs fruits seront peut être intellectuels mais leurs ouvrages ne sauraient mériter une place dans la librairie ''torahnique'' tout au plus dans celle désignée de juive. Ceci est une introduction/mise en condition pour le prochain dvar Torah, vous l'avez deviné.

 

Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté 11) dérive le terme tévouna, compréhension profonde (plus connu comme ''bina'') de la Torah, du mot tévène, paille. Tévene, tévouna est donc un niveau de compréhension idéal de la Torah. Il va ainsi commenter le passage bien célèbre du Talmud (Ména'hot 85,a) Yo'hani et Mamré ont demandé à Moïse: ''Tu veux faire rentrer de la paille/ tévène dans un endroit déjà rempli de paille/ afariyim!  Ceci est la traduction littérale de ce passage. La question est posée à Moïse qui s'apprête à montrer ses prodiges aux égyptiens. ''Crois-tu nous épater avec tes sorcelleries? N'oublies-tu pas que tu es en Egypte, la nation la plus versée dans ce genre de pratiques?''. Et Moïse répondit: ''Je ne fais qu'appliquer le fameux dicton: ''Vend tes légumes là où ils poussent!'',  manière de dire, ''là où ils sont appréciés à leur juste valeur''.  Rachi commente que Moïse n'a pas pris leur question au sérieux et qu'il n'y a donc pas vraiment répondu. En d'autres termes, qui vivra verra! Vous ne perdez rien pour attendre et voir qu'il ne s'agit pas vraiment de sorcellerie!  

 

Rabbi Na'hman lit différemment ce passage. Il y voit une question de la part des égyptiens  sur le sérieux de la mission de Moïse. ''Crois-tu pouvoir imprégner de tévène, de Torah, qui est ''bina et tévouna'', un peuple ensablé –afariyim dérivé de 'afar/terre- et enlisé dans ses passions matérielles? Selon cette lecture Moïse répond aux magiciens très sérieusement. ''Je ne fais qu'appliquer le fameux dicton: ''Vend tes légumes là où ils poussent! Le dicton, signifie la parole de la Torah qui pénètre en l'homme et lui fait faire téchouva, repentir. Légume, yarka en araméen, évoque en effet le terme vayarek et hanikhav du verset, ''Abram, ayant appris que son parent était prisonnier, arma ses fidèles, enfants de sa maison (vayarek et hanikhav), trois cent dix huit, et suivit la trace des ennemis jusqu'à Dan. (Genèse 14, 14) traduit par le Midrach béréchit Rabba 43,  par téchouva repentir. Abram a donc ''armé'' ses fidèles avant de partir en guerre par le repentir. En effet, les armes ne servent à rien si le sentiment religieux n'y est pas.

 

La réponse de Moïse est donc que le judaïsme n'est pas une potion magique instantanée. L'homme s'imprègne lentement et surement de la sainteté des paroles de la Torah et celles-ci indiquent à l'homme les ''plaies'' à guérir, où faire téchouva, où se repentir. Le travail est continu, lent et efficace. Ceci, les égyptiens ne veulent pas le saisir. Le juif doit être en constante évolution. Il s'imprègne de la sainteté de la Torah par son étude qui rend ses ''services'' en lui indiquant quoi et où guérir. Il sort d'une guérison, en attente de l'autre, jusqu'à que ses paroles de Torah méritent l'appellation de tévouna. D'ensablé, de matériel il devient tévène, ou tévouna qui est le haut degré de la compréhension de la Torah. Yo'hani et Mamré ont demandé à Moïse: ''Tu veux faire rentrer de la paille/ tévène dans un endroit déjà rempli de paille/ afariyim! La paille, tévène, tévouna, compréhension finit par vaincre le 'afar, la terre, la matérialité.

 

Et maintenant constatons ensemble comme la Torah est belle! Quand Jacob rencontre Esaü, il lui dit,  ''J'ai eu un taureau et un âne'' (Genèse 32, 6), manière de dire ''je ne suis pas riche et puissant comme toi''. Mais le Midrach Rabbah commente cet âne comme étant une allusion à Issachar. Il est en effet aussi robuste que cet animal quand il s'agit d'étudier la Torah. Il atteint, par ses efforts la fameuse bina, tévouna,  dont nous parlions plus haut. Des gens d’Issachar, experts en la connaissance -bina- des temps pour décider la conduite à tenir par Israël, il vint deux cents chefs, auxquels obéissaient tous leurs frères.  (Chroniques1; 12, 33). Et le taureau, selon le Midrach, c'est Yossef qui est puissant et ne se laisse pas tenter par les nations assaillantes. Il est comme son nom se traduit Yossef, ajouter  une ambition d'en toujours rajouter, comme nous l'avons commenté dans le dvar torah de la semaine dernière. 

 

Ce que veut dire Jacob est, qu'Israël est fait de cet amalgame. Il a la Torah, représentée par  Issachar et la faculté d'avancer et de s'extirper de sa matérialité, Yossef, symbole de pureté et de chasteté, d'éloignement du matériel.

 

Il y a aussi une autre idée dans ce que dit Jacob et que Moïse n'a pas jugé bon de dévoiler aux sorciers égyptiens. Mes enfants atteignent la compréhension idéale de la Torah Issachar qui est la bina, le tévène,( la paille) mais ensuite ils la dépassent en se surpassant toujours et encore, Yossef qui veut dire ''ajouter''. Nous l'avons déjà commenté. Yossef est l'assurance de mériter le monde futur qui est l'évolution à l'infini. Il est la perfection au dessus de la perfection! Sa soif et ses vertus qui sont celles de la kédoucha, chasteté et pudeur, nous assurent de nouveaux acquis sans limites aucunes. C'est ce que Jacob a bien voulu laisser entendre à Esaü et ce que Moïse n'a pas jugé utile d'expliquer aux Egyptiens. Pour eux, il a suffit d'évoquer la bina la perfection. Ensuite la perfection des perfections, on n'en parle qu'à Esaü (pourquoi, be'H dans un prochain Dvar Torah).

 

Rivka aussi a associé ces deux thèmes quand elle invité Eliézer l'esclave d'Avraham venu la chercher, à loger chez ses parents. "II y a chez nous de la paille, tévène et du fourrage misfo en abondance et de la place pour loger'' Genèse 24  25". Nos Sages ont abondé en midrachim à propos de cette rencontre. Chaque bijou que l'émissaire lui a donné, a évoqué un signe de la spiritualité d'Israël. Et elle, pour réponse, l'invite à s'installer car il y a tévène/ paille et misfo /fourrage de la tévouna, à savoir de la Torah idéale, et du misfo, dérivé du mot Yossef à savoir, de la perfection infinie chez moi. Une manière de dire c'est moi que tu es venu chercher et je vais faire mon possible pour te donner tout mon potentiel au service de la cause de ton maître, Avraham: Issachar et Yossef.

 

Israël aspire toujours à davantage. Il veut monter plus et encore et pour cela quelques précisions et conseils de nos Sages seront les bienvenus.

 

L'âme demande à évoluer et le juif se retrouve dans le brouillard

 

Tout cela a été une introduction  à la notion de l'évolution spirituelle. Cette semaine, nous allons, si D. le veut, développer ce thème indissociable d'un autre qui est lui d'une grande finesse. Il est fin, car il se perçoit d'une manière très personnelle. C'est un sentiment que ceux qui sont à l'affût des belles choses spirituelles ressentent périodiquement. L'ascension spirituelle est en effet, amère et douce. Expliquons-nous!

 

Au début, les portes de merveilleuses ''zones'' inexplorées s'ouvrent et laissent goûter aux milles plaisirs de la nourriture de l'âme. Mais après un certain temps, l'engouement s'estompe et laisse place à une sorte de …malaise. Exemple: Monsieur entame une nouvelle étude dans laquelle il s'investit et récolte une satisfaction unique. Une année passe que déjà le charme des débuts n'y est plus. Il n'y a pourtant aucune raison logique à cela. Madame décide de résoudre certains soucis de tsniout, pudeur. Son nouvel état de noblesse juive la comble d'une joie intérieure indescriptible et imprévisible. Cette plénitude ne la suit pas plus que quelque mois et elle ressent déjà un manque. ''Me suis-je trompée? Ne l'ais-je pas fait au bon moment''? Non, il n'y a eut pas d'erreur! Voici l'interprétation de ce phénomène, pas seulement courant mais, il faut le savoir, indissociable de la vie spirituelle.

 

Nos Maitres nous enseignent que l'âme humaine est appelée à évoluer sans prendre de répits inutile. Elle communique cette nécessité à son associé en ce bas-monde, le corps. Son langage est celui décrit plus haut. Un juif évolue et satisfait son âme. Celle-ci est ''contentée'' mais le sera-t-elle pour une longue période? Assurément non, car il y a tellement à découvrir, et elle, le sait. ''Continue!'' lui ordonne-t-elle. ''Ce ne serait ni de ton intérêt ni du mien que de stagner. Tu as étudié une page de Talmud par semaine, fais-en le double dorénavant!''. Tu as écouté un cours de Torah, applique-le!'', etc. Quand le juif ne répond pas à ces appels de détresse, le malaise persiste. S'il progresse, il goûte de nouveau aux délices de nouveaux horizons spirituels.

 

L'évolution de monde spirituel en monde spirituel est comparable à une ascension verticale d'éclaircie en éclaircie entrecoupées de nuages. Voir à nouveau le brouillard ne signifie pas être revenu à ses débuts, bien au contraire. Cela est un signe que l'on est voisin de la prochaine éclaircie et surtout qu'elle devient accessible. C'est le seul chemin à suivre. Il n'en existe pas d'autres. Le verset (Proverbes 24;16) est explicite, chéva ipol Tsaddik vékam, le Tsaddik tombe sept fois et se relève. La règle n'est pas facultative, elle est immuable et intrinsèque à l'idée de spirituel, nous allons le voir. Il faut tomber afin de pouvoir se relever.

 

La conclusion en période de ''spleen'' n'est donc pas, rék hou, c'est vide,  A D. ne plaise! La Torah n'est pas vide. Elle remplit des mondes infinis. Rék hou mikem, le vide provient de chez vous, rétorque à cela Le Saint béni soit-Il. En d'autres termes, le juif a grandit et il ne se suffit plus de si peu de nourriture de l'âme. Une seule solution c'est …l'évolution.

 

Pourquoi est-ce ainsi? Ce n'est pas une grande interrogation. Que ferait l'homme sans stimulations?  La question est, comment cela fonctionne-t-il. On a envie de pénétrer dans les coulisses du ciel et ressentir avec l'âme, les raisons de son malaise et puis ce qu'on lui procure grâce à nos mitsvot. Le Midrach nous y invite. Laissons-nous guider dans cette visite extraordinaire. Attention aux âmes sensibles!

 

Entre ténèbres des géhennes et celles du ...Saint bénit soit-Il

 

Le Midrach évoque la conduite singulière du Saint, béni soit-Il, à la veille de la plaie des ténèbres. Il demande la permission à Ses Anges, de l'infliger aux égyptiens. Le Saint, béni soit-Il, a demandé aux Anges: ''Les égyptiens méritent-ils d'êtres frappés par les ténèbres? (Rabba; Bo). Nous savons certes, que D., par modestie, demande toujours conseil à Sa pamalia, cour. Ceci a donc été vrai pour toutes les plaies, et parce que c'est une norme, le Midrach ne l'a pas, jusque-là, mis en relief. Nous ne trouvons en effet, cette mention qu'à propos de la plaie des ténèbres. Tout se passe comme si, ce qui allait se dérouler était si inédit et contraire aux règles établies, qu'il fallait une dérogation et pas seulement une permission. Il ne s'agissait donc, bien sûr, pas seulement du chamboulement de la nature, car toutes les précédentes possédaient aussi cette facette. Il allait se passer un changement encore plus grandiose, lequel?

 

La suite du Midrach nous offre des indications précieuses qui vont nous permettre de répondre à notre interrogation. D'où sont provenues ces ténèbres? Rabbi Yéhouda a dit: ''Des ténèbres de l'haut delà, comme il est dit, ''Il met des ténèbres pour Se camoufler, autour de Lui comme une protection'' (Psaumes 18; 12). Rabbi Né'hémia a dit: ''Des ténèbres des géhennes, comme il est dit: ''Une terre obscure, de ténèbres et de géhennes et sans aucun ordre'' (Job 10; 22). Maudite soit la maison dont les fenêtres sont ouvertes sur l'obscurité, comme il est dit etc.

 

Il y a donc une controverse au sujet de la provenance de l'obscurité de la plaie des ténèbres. Cela est, déjà en soi, une grande nouveauté pour nous! En effet, l'obscurité n'était-elle pas seulement un défaut de lumière? Pourquoi devrait-il y avoir une source à ce qui est censé simplement être, pour les ennemis d'Israël,  un empêchement de voir et de se mouvoir?

 

Nos Sages nous enseignent ici que cette longue nuit de six jours –et plus, comme nous allons le voir- était aussi et avant tout un aveuglement spirituel. Il fallait donc déterminer la nature de cette cécité. A-t-elle été causée par la pureté ou par l'impureté? Par la barrière dont se ''protège'' D. ''Il met des ténèbres pour Se camoufler, autour de Lui comme une protection'', ou bien celles dont sont enveloppés les mécréants dans les géhennes, ''Une terre obscure, de ténèbres et de géhennes''? Question: quelle différence puisque le résultat est le même?

 

La nuance est considérable. D. Se camoufle derrière des ténèbres qui sont pour Lui, une protection. Car pas n'importe qui est admis à pénétrer dans les quartiers royaux. Il faut mériter la proximité à D. La route qui y mène est parsemée de ténèbres, de période de brouillard dont nous parlions plus haut. Mais celui qui les franchit parvient toujours à la lumière. C'est donc cela la protection étonnante dont a besoin D. qui ne craint pourtant rien ni personne. Il ''freine'' volontairement ceux qui veulent L'atteindre en les plongeant dans l'obscurité. Leur tâche est de les traverser jusqu'à la prochaine éclaircie. Ainsi en a décidé Sa sagesse!  

 

Celles des géhennes sont, au contraire, un chemin sans issue. C'est l'interprétation de cette phrase tellement énigmatique du Midrach, ''Maudite soit la maison dont les fenêtres sont ouvertes sur l'obscurité''. Car le brouillard y est constant sans possibilité d'évolution. Il n'y a aucune issue et aucune éclaircie, aucune fenêtre! Les ténèbres y sont une punition et non une condition à l'élévation. Aucune lueur de D. n'y est perceptible malgré la souffrance. 

 

La controverse entre les Sages du Midrach est donc de savoir si D. avait laissé une chance aux égyptiens de percevoir la Divinité. Les avait-Il imprégnés de l'impureté des géhennes, celle qui barre la route à toute lumière spirituelle ou bien les avait-Il plongés dans celles de Sa protection, leur laissant encore une petite lucarne? Petite ou plutôt minuscule car les deux avis sont d'accord sur l'idée essentielle de la plaie: Elle leur a barré entièrement ou presque le chemin qui mène à D. Telle est la fine nuance entre les deux avis. 

 

La plaie des ténèbres est une préparation à celle de la mort des premiers nés

 

Mais il faut savoir que nos Sages n'ont pas fait allusion dans ce Midrach à l'endurcissement du cœur de Pharaon et de ses serviteurs dont parlent les versets. Ce phénomène a en effet, eut lieu déjà depuis la sixième plaie, selon le Midrach. Nous sommes à la neuvième! D'autre part, D. n'a pas demandé de ''permission'' ou de dérogation à Ses Anges afin de le faire. Ainsi que le stipule Rambam (Téchouva; 6), le repentir appartient à ceux qui n'ont pas fauté outre mesure, comme les égyptiens. Eux ne pouvaient donc plus jouir de cette prérogative offerte à l'humanité comme un signe de la miséricorde de D. Ceci est une règle générale et Pharaon en est simplement l'illustration la plus célèbre. Pas question, à ce niveau, de dérogation.

 

La plaie des ténèbres a été un cas de jurisprudence, parce qu'il y a une différence entre téchouva, repentir et rejet de D. En effet, le Saint béni soit-Il, est à la veille de se dévoiler durant la plaie des premiers nés. Ani vélo malhakh, Moi et non un Ange, viendrai tuer les premiers nés. Même les plus endurcis, ceux qui n'ont pas voulu admettre leurs erreurs jusque là, vont alors se trouver confrontés à la vérité. Chacun va ressentir clairement la Chékhina, la Présence divine. Ils ne pourront que l'admettre à moins d'avoir été auparavant baignés dans les …ténèbres! Leurs yeux auront été aveuglés par un brouillard épais qui s'est posé sur eux à cet effet. La controverse entre Rabbi Yéhouda et Rabbi Né'hémia a été de savoir s'il leur était laissé encore une petite opportunité de percevoir la splendeur divine ou non, celle qui leur est apparue durant la plaie suivante.

 

Pour agir de la sorte, il fallait une dérogation, Le Saint, béni soit-Il, a demandé aux Anges: ''Les égyptiens méritent-ils d'êtres frappés par les ténèbres? On ne donne pas de cadeau, le repentir, certes, mais on ne barre peut être pas la route à ceux qui veulent voir le vrai et le bon? Telle est la question de D. Mais les Anges répondent par l'affirmatif car les égyptiens ont trop fauté.

 

La plaie supplémentaire des ténèbres, avant le passage de la mer Rouge

 

Il y a eut, selon le Midrach,  une deuxième plaie des ténèbres. En Egypte il y a eut six jours et le septième, c'est celui des ténèbres de la mer, comme il est dit: ''Il y eut la colonne de nuée et l'obscurité'' (Chémot 14; 20). Le Saint, béni soit-Il, envoya une colonne de nuée et de l'obscurité. Il obscurcit les égyptiens et éclaira les enfants d'Israël, de la même manière qu'Il leur fit en Egypte. (Rabba; Bo)

 

Nos sages ont discerné, dans cette obscurité qui a précédé la traversée de la mer Rouge, une nouvelle plaie des ténèbres. Elle n'était donc pas seulement une stratégie afin de neutraliser les poursuivants d'un peuple fugitif. Pourquoi cette récidive? Toutes les autres plaies n'ont pourtant pas été infligées de nouveau?

 

En vertu de notre développement, nous allons mieux le comprendre. La traversée de la mer Rouge a été aussi un merveilleux dévoilement de D. Nos Sages ont dit que la servante y a vu davantage que le grand Prophètes Ezéchiel. Il fallait donc aveugler les égyptiens une seconde fois. Leurs yeux spirituels ne devaient pas mériter de discerner la splendeur divine car ils auraient risqué de revenir à la raison en adoptant la foi. Cette faveur ne leur revenait pas car ils avaient trop fauté contre D. et Son peuple.      

 

La morale à tirer de notre dvar Torah est que nous bénéficions d'une grande chance. D. veut de notre présence à Ses côtés. Il s'est même protégé de ténèbres à cet effet et ce, afin de nous éperonner. Il n'y a donc aucune place au yéouch, désespoir. Quand vient le brouillard, c'est au contraire le signe que le moment est venu de monter plus haut et de ne plus se contenter de si peu. Hachem appelle Son enfant encore plus proche de Lui. A nous de nous stimuler en trouvant de nouvelles ardeurs et une nouvelle fièvre dans l'accomplissement de notre judaïsme. Les belles choses n'y manquent pas, nous le savons, elles y sont même à l'infini.      

 

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