· 

Pessah, aspiration et confiance en D., une ligne de conduite pour tous les débuts

Pessah, aspiration et confiance en D.,   une ligne de conduite pour tous les débuts

 

Pessah est un début, non pas une entité

La fête de Pessah, de par son essence même, semble véhiculer un double message. Elle est en premier une section de temps porteuse d’un message singulier et ce, comme tous les autres événements du calendrier juif. Mais elle apparaît aussi comme le début d’une histoire, celle d’un peuple et d’une religion. Et de par définition, un commencement est aussi l’annonce de la suite, même si sa place de choix lui accorde certaines prérogatives et une toute autre dimension comme nous allons pouvoir le constater. Pessah est donc aussi une préparation, une invitation à poursuivre un chemin qui ne fait que débuter.

C’est d’ailleurs le message que nous recevons d’emblée dès la fin du premier yom tov. On entame en effet le décompte des jours qui nous séparent de la fête de Chavouot (le don de la Torah). Tout se passe comme si l’on avait déjà accordé assez de singularité à la fête de Pessah en laissant passer le premier jour sans l’affilier à une autre date. Il faut dès lors dévoiler le deuxième caractère de cette fête qui est un début et qui donc aspire à dérouler la suite de ce dont elle est porteuse. On se prépare à quelque chose ou plutôt à ‘’tout’’ puisque l’on s’apprête à recevoir ce qui englobe tout : la Torah.

Pessah semble donc être une préparation au judaïsme dans son ensemble et le reste de l’année n’est que détails. Il nous incombe donc de bien réfléchir cet événement car si la base et la préparation sont défectueuses, l’édifice entier sera branlant. Si cette règle est vraie dans le matériel, elle l’est d’autant plus dans le spirituel !

 

Pessah évoque le manque

Il y a un passage dans la Haggada qui selon tous les minhaguim (coutumes) est mis en évidence. Nous évoquons de manière très nuancée les trois aliments qui constituent les axes cardinaux autour desquels pivote toute la célébration du seder : pessah, matsa, maror. C’est une obligation. Car si l’on pourrait se passer de la lecture de certains textes pour qui aurait un cas de force majeur, l’omission de ces choses rendrait invalide la récitation entière de la haggada de ce soir là.

La source de cette halakha est une michna à la fin du traité Péssahim :

 

Rabbane Gamliel a dit : ‘’Tout celui qui n’a pas dit une de ces trois choses ne s’est pas acquitté de son devoir :'' pessah matsa, et maror’’.

 

Il faut savoir que cette adjonction est très originale. En effet, on ne trouve pas en d’autres occasions le devoir de proclamer une telle idée avant l’accomplissement d’une mitsva. L’exercice de la mitsva demande parfois la prononciation d’une bénédiction, mais pas de rappeler quelle est son sens ou d’appuyer si fortement son caractère. Quelle est donc la particularité de Pessah ?

Le Maharcha élucide ce mystère. Il évoque la piètre dimension spirituelle de nos ancêtres le jour où ils accomplirent le sacrifice de pâques la première fois, ainsi que les préceptes qui l’accompagnaient, la matsa et le maror. Les juifs ne méritaient pas vraiment de recevoir cette

mitsva. Il faut donc, jusqu’à aujourd’hui, la ‘’sanctifier’’ davantage en précisant sa signification et en proclamant la pureté de notre intention avant son accomplissement.

Mais Le Maharcha va plus loin. Il ne s’agit pas selon lui d’un simple commémoratif, mais bien d’une réalité et d’une imperfection vécue par les enfants. En effet, le sacrifice pascal, dans toutes les générations, est invalide et ne peut être consommé si l’intention au moment de sa réalisation n’est pas absolument conforme. Il diffère en cela de tous les autres sacrifices (voir début du traité zéva’him), Pourquoi ? Pour la même raison, dit-il. Car nos aïeuls l’ont fait dans un état de déficience spirituelle. Il faut donc aujourd’hui encore que l’acte soit empreint de toute sa dimension et de sa pureté.

Force nous est de reconnaître que cette implication halakhique jette un nouveau jour sur tout son commentaire. Il semblerait que cette défaillance ancestrale soit une partie intrinsèque de la notion de pessah au point où nous même en sommes imprégnés. Si bien que nous devons en chaque occasion qui se représente indiquer cette reconnaissance de ‘’notre’’ défaillance et de ‘’notre’’ manquement afin que celui-ci ne gâche pas le sacrifice. Car s’il ne s’agissait que d’histoire ancienne, pourquoi et comment pourrait-elle nuire à nos actes d’aujourd’hui jusqu’à les invalider ?

Pessah est donc véhiculeur d’une notion de manque (qu'il faut combler par la pureté de l'intention) qui s’accorde très bien avec celle décrite dans notre introduction. Cette fête n’est pas une entité du thème. Elle est annonciatrice comme tous les débuts, puisqu’elle est le commencement par excellence, et elle est de nature dépendante et génératrice de la suite.

Cette notion pour l’instant assez vague va s’éclaircir et prendre forme grâce aux midrachim que nous allons étudier. Ils vont nous aider à mieux cerner cette idée fondamentale du judaïsme.

 

Le premier sacrifice de Pâques et ses rites demandent réflexion

 

Moïse a convoqué tous les anciens de la communauté et il leur dit : ‘’Réservez et prenez un agneau pour votre famille et sacrifiez le en tant que pessah. Prenez un bouquet d’hysope que vous tremperez dans le sang qui est dans le récipient dont vous imprégnerez le linteau et les montants et vous, ne sortez pas du seuil de votre maison jusqu’au matin. Et Hachem passera pour châtier l’Egypte et Il verra le sang sur le linteau et sur les deux montants et Il sautera au dessus de vos portes et ne laissera pas le destructeur pénétrer dans vos demeures etc.

 

 

Les versets décrivent la manière dont nos ancêtres durent procéder après avoir abattu l’agneau pascal. Cette cérémonie, nous ne devons pas l’omettre dans la suite du raisonnement, les a différencié du reste des païens, leur accordant ainsi le droit à la liberté et à la vie. Nous allons donc devoir déceler dans ce rite des éléments qui ont alloué à D. la ‘’liberté’’ de favoriser les enfants d’Israël. En effet, la conduite de ces derniers n’étaient pas beaucoup plus reluisante que celle de leur concitoyens et tortionnaires, les égyptiens. N’est-il pas dit : ''Est-ce qu’un dieu a-t-il déjà osé intervenir pour s’approprier un peuple du sein d’un autre peuple''. Nos Sages, dans le midrach, ont établi à partir de ce verset que les deux peuples étaient comparables puisqu’ils sont mentionnés par la même épithète: un ‘’peuple’’.

Hachem, en cette nuit de délivrance, avait donc besoin d’un effort, d’un signe de la part de Son peuple. Quelque chose qui puisse justifier Sa décision face aux acerbes reproches de Ses Anges : ‘’De même que ceux là (les égyptiens sont idolâtres) ceux là (les enfants d’Israël) aussi(le sont) (midrach).

Le sang de l’animal avait été recueilli au préalable dans un récipient dans lequel ils trempèrent un bouquet d’hysope puis ils en aspergèrent le linteau et les montants. Toute cette cérémonie


est chargée de symboles, nous n’en doutons pas. Que représente donc le bouquet d’hysope ? Quel est le rôle de la porte de la maison dans cette mitsva ? Et enfin à quoi fait allusion le sang ?

Ce sont des questions très audacieuses mais grâce au midrach nous allons pouvoir y apporter des réponses satisfaisantes.

 

La  ‘‘pomme‘‘, Israël et le sang du Patriarche

Midrach (Chémot Rabba; paracha 17) :

‘’Prenez un bouquet d’Hysope’’ : Comme il est dit (Cantique des Cantiques ;2) Tel un pommier parmi les arbres forestiers’’ pourquoi D. est-Il comparé à la pomme ? Car de même que la pomme, pour qui la regarde de loin n’est pas attrayante et pourtant elle a une bonne odeur et un bon goût, de même Le Saint, béni soit-Il, n’est que douceur … Et Il est apparu aux nations mais ils n’ont pas voulu recevoir Sa Torah car celle-ci leur a paru dénuée de goût. Mais Israël ont dit : ‘’Nous savons la force de la Torah et pour cela nous ne éloignerons pas du Saint, béni soit-Il, et de Sa Torah comme il est dit (id.) ''J’ai désiré Son ombre et je m’y suis assis et Son fruit a été doux à mon palais''. Et de la même façon, il y a des choses qui paraissent insignifiantes mais Hachem les choisit pour accomplir quelques préceptes, telle l’hysope. L’homme a tendance à la dénigrer mais pourtant Eloquim sait quelle est sa valeur etc. C’est la même notion que celle citée précédemment : ‘Tel un pommier parmi les arbres forestiers’’

 

Ce merveilleux passage de midrach est d’une importance cardinale. Il nous incombe de la connaître et de l’assimiler même si l’on ne devait pas y avoir recours pour la suite de nôtre raisonnement. Il explique en effet pourquoi l’humanité ne reconnaît pas d’emblée la splendeur de la Divinité. Comment peut-elle résister à tant d’attrait, même étant d’une relativement faible intensité puisqu’Elle est voilée par la matière, Elle n’en reste pas moins ce qu’il y a de plus agréable à contempler et à vivre ? L’explication à cela est que D. a volontairement choisi de se voiler. Il faut franchir la première étape, puis l’on a accès à un monde de douceur et de sérénité.

Ce fut la démarche divine au seuil du grand événement de la sortie d’Egypte. Il était telle une pomme qui de loin peut paraître dépourvue de goût et d’odeur mais qui offre ses bienfaits dès que l’on s’en approche. C’est le premier message ou symbole que véhicule le bouquet d’hysope. Lui aussi paraît insignifiant et pourtant il revêt une importance singulière puisqu’il est utilisé à maintes reprises dans les aspersions de mitsva. Retenons pour l’instant ces vérités, elles sont les premières pierres de l’édifice que le midrach a construit pour nous.

 

La midrach poursuit son étude de ce passage de l’histoire de notre peuple. Il explique d’une autre manière la symbolique de l’hysope et offre une interprétation à celle du sang.

 

(Midrach Chémot; Id)

‘’Prenez un bouquet d’hysope’’ : ''A savoir que Je vous lie à Moi, même si vous êtes de modeste dimension, tout comme cette hysope, comme il est dit : (Chémot 19) ‘’Vous serez un peuple d’exception pour Moi parmi toutes les nations’’.

‘’Et vous le tremperez dans le sang’’: pourquoi Le Saint, béni soit-il a choisi précisément le sang afin de les protéger ? ''Car il rappelle la brit mila d’Avraham notre Patriarche….''

‘’Et vous en imprégnerez le linteau ‘’ : ''Par le mérite d’Avraham le Patriarche''

‘’Et sur les deux montants : ''Par le mérite d’Isaak et de Yaakov, Il vit le sang et ‘’Il ne laissera pas le destructeur’’ etc.


Nous retrouvons encore une fois cette notion de modestie mais cette fois dirigée à l’encontre des enfants d’Israël. Ils ne méritent pas cette proximité à D., car ils sont aussi modestes que l’est l’hysope, mais telle a été Sa volonté.

Le sang est une évocation à la circoncision du premier des Patriarches. Cette idée quoique claire en elle-même, invite à la réflexion, car pourquoi avoir précisément évoqué ce mérite et non un autre comme par exemple sa vertu de bonté ou d’hospitalité ?

 

Aspiration au spiritual, la clé à la spiritualité

Nous avons assez d’éléments pour offrir une interprétation suffisante à ce difficile passage de la Torah. Nous savons qu’Hachem, cette nuit là, à minuit précisément, s’est dévoilé en  passant au dessus des maisons juives marquées du sang pascal et en châtiant les habitants de celles des égyptiens. Cette révélation a été de l’ordre d’une vision prophétique. Il est apparu mais Il n’a pas forcément ‘’’plut’’ à tout le monde. Car cette apparition a été de l’ordre de la parabole de la ‘’pomme’’. Elle a laissé une place au doute et au refus de la part de quiconque n’était pas assoiffé de spirituel.

Le commentateur Or Hakhayim explicite cette notion plus amplement. Il se base sur la règle admise qu’Hachem ne commet jamais lui-même le mal et n’a donc pu tuer les premiers nés. Or le verset est formel à ce sujet : Et Je passerais en Egypte (Chémot 11 ; 4). C’est Le Saint, béni soit-Il, qui a lui-même infligé cette dernière plaie ?

Il commente donc l’événement de la manière suivante et il est intéressant de constater que son exégèse est en parfait accord avec les midrachim étudiés précédemment. Il se base certes, sur des notions Kabbalistiques que nous allons devoir admettre, mais l’idée générale est loin d’être obscure ou occulte, de manière à ce qu’à tous les niveaux, nous allons pouvoir nous en délecter.

Hachem, dit-il, le soir de cet ultime châtiment, s’est montré de manière plus évidente, plus exactement, moins filtrée. Les êtres humains en l’occurrence les aînés, ont eut l’occasion durant cette ‘’rencontre’’ d’approfondir le lien ou de l’établir. Ceux qui ont refusé ce contact, ont perdu toute la notion de bien qui était en eux car elle a été littéralement ‘’aspirée’’ par La Divinité. En effet, repoussant Le Bien par excellence, ils démontrèrent qu’ils n’en avaient guère besoin, et ils perdirent aussi le leur. Ils se retrouvèrent formés uniquement de mal, ce qui ne leur laissait aucune chance de survie, car aucun être ne peut exister ou perdurer sans quelque base de bien.

Ce sont bien évidemment des notions qui nous dépassent, mais le peu d’accès qui nous est offert, laisse entrevoir un parallèle presque parfait avec les midrachim qui se rapportent aux mêmes versets. En effet, Hachem, dans le midrach, y est comparé à la pomme comme pour dire que sa révélation laissa place au doute. Car si D. s’était montré de manière incontestable, qui aurait pu résister à tant d’attrait, de douceur et de magnificence. Mais puisqu’Il a, à l’instar de la pomme que l’on aperçoit de loin, offert une perception imprécise, il y a eut chez certains, une méprise à Son égard.

Le peuple d’Israël est dans ce sens, comparé à l’hysope, car il était d’une très basse dimension spirituelle. Il ne pouvait pas goûter véritablement à la splendeur divine. Ce qui lui a été donné de voir est un aperçu qui va lui laisser le loisir d’évaluer un glorieux avenir spirituel et une véritable proximité à Hachem. Ceci a été le résultat de deux  facteurs.  Le  premier,  la  volonté de D. de ne pas se faire suffisamment connaître, laissant ainsi le choix et le libre arbitre. Et puis, l’éloignement de notre peuple ayant enduré deux cent dix ans d’exil en terre d’impuretés.


Tout se passe donc comme si, Le Saint béni soit-Il avait voulu offrir une opportunité en ce soir de plaie. Celle de vouloir le choisir et de se laisser guider par Lui malgré notre faible perception de Sa gloire. Ceci constituerait la preuve de notre amour pour ce qui est spirituel car une minime entrevue aura suffit à nous charmer. Contrairement à nous, les  égyptiens n’ont pas eut cette envie car ils n’étaient pas assoiffés de bon et de bien.

C’est le message du sang qui est en souvenir de la mila d’Avraham. Car il faut savoir que durant quatre vingt dix neuf ans, le Patriarche n’a pas vraiment jouit de toutes les révélations de la Chékhina (la présence divine). Son état d’incirconcis ne le laissait pas se rapprocher de son D. comme il l’aurait désiré. A chaque fois qu’il avait une vision prophétique, il ne pouvait se tenir debout (Rachi Béréchit 17 ; 3). Son état était comparable à celui de ses enfants au moment de la sortie d’Egypte. Il vivait dans l’espoir qu’un jour il jouirait de la Torah et de Son Créateur mais pour l’instant, il n’apercevait ‘’la pomme’’ que de loin. Sa persévérance lui a valut de devenir l’homme que nous savons.

Nous allons maintenant comprendre aisément quel est le symbole de la porte et pourquoi ils l’ont aspergé avec le sang pascal. Car il s’agissait de leur entrée dans le monde spirituelle, à la manière de leur ancêtre. Ils y pénétraient en ne sachant véritablement à quoi s’attendre. Ils faisaient simplement confiance tant leur fougue d’évoluer était grande et tant l’arrière goût était prometteur.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que le Patriarche le jour où Hachem vint lui rendre  une première visite après sa circoncision, se tenait à la ‘’porte’’ de sa tente (Béréchit 19 ; 1). Une manière de dire qu’aujourd’hui il commençait à pénétrer dans son monde spirituel. (Nous n’allons pas le démontrer dans ce développement, mais il est important de noter que le midrach désigne l’enseignement spirituel d’Avraham par ‘’tente’’. Avraham se tenait donc à l’embouchure de son véritable domaine, de sa ‘’tente’’, et il s’apprêtait à y séjourner. Sarah, celle qui n’avait pas cet obstacle de la mila, était par contre déjà ‘’dans la tente’’ selon les termes du verset (id. 17 ; 10), à méditer. )

 

Pessah est le modèle de tous les débuts spirituels

 

C’est donc le message de cet épisode énigmatique. Une confiance en D. mêlée à une aspiration à évoluer sans limite en matière de spirituel. On parle de confiance car les éléments qu’on leur présentait afin de les séduire étaient des plus maigres et seuls des assoiffés de spirituels s’en sont contenté. Ceci a été un commencement et ils n’ont pas échappé à la règle de tous les débuts. ‘’Tous les débuts sont difficiles’’, ont dit nos Sages parce qu’ils ne sont pas le feu de l’action.

Ceci est la particularité de notre peuple : se laisser entraîner sans réfléchir même si le goût n’y est pas vraiment encore car nous faisons confiance aveuglément à Hachem et à Sa Torah. Nous savons que la fin de chaque chemin, fut-il tortueux à l’extrême, est l’extase et le bonheur. Nous savons aussi que l’existence est la somme de beaucoup de ces petits chemins, qui mènent tous à un bonheur plus grand car à une proximité plus grande à notre Créateur.

Pessah est donc le symbole de ces débuts difficiles mais prometteurs. A chaque fois ils laissent miroiter une plus grande dimension mais le tout est de savoir saisir cette opportunité. Il faut réaliser à chaque fois, que nous ne sommes pas encore aptes à mériter ce que l’on veut tellement nous donner, mais que nous sommes à l’aube de le recevoir. Pour cela, il faut se sanctifier et persévérer.

Nous rejoignons de cette manière l’enseignement du Maharcha. Nous avons rapporté plus haut l’obligation de dire clairement avant d’accomplir la mitsva: ‘’pessah, matsa et maror’’.


Le Maharcha commente cela par le fait que nos ancêtres étaient imparfaits et qu’il fallait purifier leur acte par la parole en désignant que ces choses étaient consommées avec la pure intention de faire une mitsva. Nous avons aussi lu qu’il s’agissait d’un enseignement aux implications halakhiques et non une simple commémoration. Car Pessah est le symbole d’une dimension que l’on s’apprête à nous donner sans qu’on le mérite avec pour seule condition de le désirer purement et vraiment. Le dire et le proclamer devient dès lors une obligation ! Ceci est vrai à toutes les étapes de la vie spirituelle d’un homme. C’est le quotidien du juif

Écrire commentaire

Commentaires: 0