· 

A mauvais payeur salut...

Question : Elie est un bon emprunteur mais un mauvais payeur. Ce n’est pas qu’il manque de biens immobiliers ou mobiliers mais il refuse de les vendre pour rendre ses dettes. Il attend d’avoir du liquide pour rembourser.

Dernièrement Avi insiste auprès de lui pour lui rembourser 30.000 euros qu’il lui doit. Elie rétorque qu’il va le faire mais quand il aura des liquidités ce qu’il prévoit pour bientôt. En attendant, il lui rappelle l’interdit d’harasser l’emprunteur, lo tihyé lo kénoché, selon la Torah. Il lui dit ‘’si tu veux vas présenter ton cas au beth dine et eux décideront mais ne m’en parle plus directement’’. Avi veut savoir s’il y a un interdit dans ce cas où l’emprunteur est débitable ?

Réponse : Choulhan Aroukh Harav hilkhot halva’a (123) établit qu’il n’y a pas d’interdit dans ce cas où, comme Elie, l’emprunteur a de quoi rembourser en vendant ses objets ou des biens superflus. Superflus signifie ceux qui ne sont pas d’une stricte utilité pour le quotidien décent. Cela semble l’avis qui prime dans les décisionnaires (voir cependant Pithé hochen halva’a (2, note 18) qui rapporte l’avis contraire de Even Haazel). Avi a donc le droit même sans l’intervention d’un beth dine de le ‘’harasser’’ pour reprendre le terme d’Elie.

Il faut savoir aussi, qu’il n’est pas interdit  de rappeler à quelqu’un, une dette quand il y a une véritable crainte qu’il l’ait oubliée. Car dans ce cas l’intention n’est pas de l’accabler et de le contraindre à payer  mais qu’il ne l’oublie pas (Pithé Téchouva id. 19).

 

Rav Yossef Simony 

Écrire commentaire

Commentaires: 0