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Qui est vivant?

La paracha de cette semaine, Nasso, est la plus longue de la Torah. Le Midrach et le passage du Zohar qui s'y rapportent aussi. Pourquoi? Parce que la semaine dernière nous recevions la Torah durant la fête de la Torah. Or la Torah est bénédiction et abondance. Quand on se rapproche d'elle on est inondé de bonnes choses. La paracha qui suit Chavouot est naturellement féconde en versets et en commentaires.

La Torah est donc un élixir de vie, mais la vivons-nous?

Quest-ce donc cet elixir de vie? Nos Sages nous l'ont enseigné en une seule phrase: "Soné matanot i'hyé, celui qui hait les cadeaux vivra" (Proverbes 15, 27). Maharal explique que l'homme bien constitué n'aime pas les cadeaux car il a une vie jaillissante en lui. Il en a à donner aux autres. Parce que cette vie qui est en lui se partage sans causer aucun manque à celui qui la dispense autour de lui. Il a une vie vraie, celle de la proximité à D et à la Torah, au point où les contingences matérielles sont le dernier souci tant la Torah apporte son abondance.

L'homme de Torah vit sans souci du lendemain car il est à la source des bienfaits. "Potéa'h et yadékha" Ouvre Ta main et rassasie etc." Il ressent la main de D. à  chaque étape de sa vie et sait que tant qu'il y aura la Torah la vie suivra.

Ceci est vrai pour l'homme de Torah.

L'autre attribue sa vitalité à d'autres paramètres. La plupart de nous, pensent que l'argent est ce qui nous sauve de la mort. Ce n'est pas au hasard que la Torah appelle l'argent "damim" le sang qui est aussi synonyme dans les textes de "néfech" vitalité , "car le sans est la vitalité etc."(Dévarim 12, 23).

L'homme a besoin de se relier à la source de la vie. Il ressent ce manque tant que la Torah ne l'a pas pénétré. Tant qu'il ne s'est pas bonifié, il va chercher des bouées de sauvetage. C'est linstinct de conservation primaire. Il sera comparable à un naufragé qui s'agrippe à une planche en pleine mer. Les humains du commun vont trouver un ersatz de vie en l'argent. Puis d'autres moins conventionnels vont aller errer dans d'autres domaines, chacun selon.

L'homme, quand il vit, n'a pas besoin de cadeaux, il ne les supporte pas, car c'est lui qui inspire les autres de sa vie intérieure. Il leur fait aussi comprendre qu'il ne faut pas s'affoler du lendemain car D. est vivant à jamais. Il suffit de chercher Sa proximité. Le reste, le si peu de choses auquel le monde accorde tellement d'importance, jaillit alors en abondance: Par ici ou par là...mais quelle importance puisqu'on est tous vivant.

Ce que nous venons de lire est l'explication la plus litéralle du verset bien connu:-

וְאַתֶּם֙ הַדְּבֵקִ֔ים בַּיקֹוָ֖ק אֱלֹהֵיכֶ֑ם חַיִּ֥ים כֻּלְּכֶ֖ם הַיּֽוֹם:  - דברים פרק ד פסוק ד 

 

 

 Et vous qui vous êtes collés à D., vous êtes tous vivants aujourd'hui!

Chabbat chalom

Rav Yossef Simony

 

Nos Sages ont dit:

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Commentaires: 1
  • #1

    Tsipora z (dimanche, 03 juin 2018 04:29)

    Comme c'est vrai et profond!