· 

Petites mesures, grands projets

Le Omer : la vitalité d’Israël

Quand Hamane le mécréant a entendu le sujet du cours donné aux enfants par Mardoché, il a su qu’il allait sortir vaincu. De quoi s’agissait-il ? Selon nos Sages, des lois de l’offrande du omer. Les céréales que nous offrions jadis dans le temple au début de la fête de pessah. Et, bien entendu, cette offrande était suivie du décompte des jours nous séparant de la fête de chavouot, jour du don de la Torah. Quelle est la signification de cet enseignement de nos Sages ? Qu’y avait-il de si effrayant pour nos ennemis dans ce cours sur les lois du omer ?

La lumière pour les uns, les plaies pour les autres

Ce décompte vient tout de suite après notre sortie d’Egypte. Le message est assez clair. Durant les dix plaies, D. s’est dévoilé de manière intense, trop forte même ! En effet, le Midrach nous enseigne que le bâton de Moïse était fait de la même matière que le trône céleste. Il avait d’autre part, le volume d’un mikvé réglementaire, 40 séa. Comme pour dire que ce qui servait de plaie à certains, dévoilait D. à d’autres.

Mais cette révélation était de l’ordre du maamar de la parole créatrice. De même que D. a créé le monde en dix maamarote, dix paroles, Il a dévoilé Son omnipotence en dix plaies. Les règles de la nature ont été déjouées par les paroles qui les ont établies.  

Du maamar au dibour

Pour contenir toute cette lumière et ces enseignements, il fallait les subdiviser. C’est la règle pour toute chose : le temps est divisé en années, en mois en semaines en jours et en heures etc. Les livres en lignes, en pages en chapitres etc. C’est la méthode instituée sur terre : un homme ne peut capter une grande quantité de données en même temps. Il a donc fallu pour arriver de pessah à chavouot de sept semaines et de 50 jours. C’est alors que les dix commandement ou 10 dibrot, ont été offertes à l’humain. Du maamar au dibour, cette subdivision était indispensable !

Car le dibour, contrairement à maamar est une révélation sur terre de la divinité. L’étymologie du mot dibour  est dabar qui signifie dirigeant. D. s’est dévoilé comme étant le dirigeant de la création et ce, par les préceptes de la Torah. Pour obtenir cette connaissance il faut les enseignements de la Torah. Ils nous indiquent la Volonté dans chaque particule de la création. Celle étant subdivisée en 613, D. devient réalisable.

Séorim, chiourim

C’est d’ailleurs le message de l’offrande des céréales qui étaient de l’orge, séorim. Ce mot peut se lire chiourim traduction de ‘’mesures’’. C’est ce que nous devons faire pendant ces jours introduire D. dans toutes les petites mesures de notre vie, au quotidien. Il n’y pas le bureau, le travail, le repas puis D. car Il est omniprésent dans tous nos actes les plus banales. C’est le message de cette offrande de nature banale (l’orge servait de nourriture aux animaux) car l’homme à l’apparence d’un animal intelligent  doit réaliser qu’il est inspiré par le divin dans tous ses actes.

Hamane

Cela a été la hantise de hamane. N’oublions pas qu’il était le descendant direct de Amalek. Or cet homme, en guerroyant contre Israël, coupait le membre viril circoncis des hébreux vers le ciel en clamant à D. : ‘’reste aux cieux et nous ici’’. Il sait que D. existe mais il refuse Ses paroles, ses 10 commandements. Il ne veut pas que le Créateur soit présent avec nous. Il a cru qu’Israël avait perdu cette fonction tant le peuple s’était éloigné des préceptes de la Torah. En constatant que le maître enseignait aux enfants les lois du omer il devina que le projet d’installer D. sur terre était toujours d’actualité.  Il ne pourra rien contre eux.

Hag saméah

Rav Yossef Simony

 

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0